Les tpg expérimentent un concept novateur d’arrêt connecté

Les Transports publics genevois (tpg) réfléchissent à un abribus innovant. Ils visent à améliorer l’expérience de leurs clients. Un prototype du distributeur de tickets (factices) du futur est présenté au public à l’agence des tpg de Lancy-Pont-Rouge

Les Transports publics genevois (tpg) comptent actuellement plus de 900 arrêts sur leur réseau. Cela représente autant d’opportunités d’entrer en contact direct avec leurs clients, d’où l’intérêt de réfléchir au devenir de ce mobilier urbain, dont l’évolution possible se fera en temps voulu en concertation avec les communes genevoises. C’est l’objectif du projet initié l’an dernier par les tpg en collaboration notamment avec plusieurs écoles rattachées à la HES-SO Genève, dont l’HEPIA.

La première étape a mené à une réflexion approfondie puis à des tests concrets sur le réseau des tpg autour de nouvelles fonctionnalités telles que la réalité augmentée, le guidage par GPS et la mise à disposition de contenus contextualisés afin de faciliter le repérage des clients à leur arrivée à un arrêt inconnu. La deuxième étape de ce projet (« proof of concept ») est actuellement en cours. Elle porte sur la dématérialisation du processus d’achat de billets, l’observation climatique et le comptage des voyageurs.

Assurer un achat de billet écologique

Le futur distributeur automatique de titres de transports (DATT) aura pour objectif d’assurer un achat écologique. On n’utilisera plus de monnaie fiduciaire. On ne recevra plus de billet imprimé. En lieu et place, une carte de paiement sans contact de type carte tgpPay ou bancaire permettra d’acquérir un ticket de transport électronique. Fort d’autres fonctionnalités, ce distributeur d’un nouveau genre (e-DATT) est accessible au grand public à l’agence de Lancy-Pont-Rouge. Les voyageurs peuvent à cette occasion avoir une première idée de ce que pourrait être l’arrêt connecté du futur et livrer leur opinion sur cette expérimentation.

L’observation des conditions climatiques constitue une deuxième piste de réflexion. Plusieurs capteurs ont été installés au début de cette année à différents arrêts du réseau des tpg afin de mesurer en temps réel le ressenti climatique et la qualité de l’air en ces lieux (Rive, Molard et Bel-Air). La récolte de ces données pourrait mener à de nouveaux services destinés aux usagers des tpg sensibles à l’environnement et contribuer à la réflexion menée en la matière au niveau cantonal, en collaboration avec le Service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants de l’Etat de Genève et l’HEPIA. Grâce à ces informations, les personnes souffrant déjà de problèmes pulmonaires ou cardiaques, les enfants ou les personnes âgées pourraient par exemple privilégier certains parcours plutôt que d’autres.

Le comptage des voyageurs représente le dernier volet du projet en cours. Il s’agit de compter en temps réel le nombre de clients en attente à un arrêt et d’identifier le type de voyageurs présents (personne en fauteuil roulant, avec une poussette ou un vélo…). Cette avancée ouvre à différentes applications dans le respect de la protection des données personnelles. Elle offre la possibilité d’avertir un conducteur de la présence au prochain arrêt de voyageurs nécessitant une aide particulière pour accéder aux véhicules des tpg (personne à mobilité réduite, par exemple). Ces données pourraient aussi être utiles pour déterminer l’offre optimale à mettre en place sur le réseau des tpg, compte tenu du flux de voyageurs identifiés. Un projet qui s’inscrit dans la lignée de la mise en ligne de l’application mobile « tpgPreview », de l’ouverture de l’agence de Lancy-Pont-Rouge ou plus récemment du lancement du projet de véhicules autonomes à la demande dans le canton de Genève. Des réalisations qui attestent de la volonté des tpg d’innover afin d’accompagner au mieux la mobilité durable au sein de l’agglomération genevoise

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